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Des matériaux innovants pour la construction

Afin de réduire son empreinte carbone, le secteur du bâtiment innove dans tous les domaines, répondant ainsi aux attentes sociétales, mais également à l’évolution des normes environnementales. Découvrez ici un tour d’horizon non exhaustif des nouveaux matériaux pour construire votre maison individuelle.

Dans le calcul de l’empreinte carbone annuelle d’un citoyen français, le secteur du bâtiment serait responsable d’environ 25 % de l’impact, soit un peu plus que l’alimentation (23 %) et légèrement moins que le transport de personnes (27 %). C’est dire à quel point il y a urgence pour tous les acteurs du bâtiment de mettre au point des matériaux de construction moins polluants, moins gourmands en énergie et ressources lors de leur production, tout en présentant les mêmes caractéristiques de résistance et de durabilité. 

L’objectif, visé notamment par la réglementation RE2020, est de bâtir des logements plus économes en énergie. Mais il faut aussi, dès leur conception en amont, réduire l’impact écologique de la construction des habitations neuves, en trouvant des alternatives aux traditionnels béton et ciment, ce dernier représentant la 3e source d’émissions de CO2 au niveau mondial.

Voici quelques pistes d’innovation qui ont déjà fait leur apparition sur les chantiers :

Les matériaux biosourcés en complément des matériaux classiques

Que veut dire biosourcé ? Un matériau est dit biosourcé lorsqu’il provient d’une matière d’origine végétale, telle que le bois, traditionnellement utilisé dans le bâtiment, mais aussi la paille, les algues ou le lin ; il peut être également d’origine animale, comme la laine des moutons. 

Les qualités de ces matériaux au niveau thermique, antihumidité et acoustique en font d’excellents compléments pour construire des panneaux et cloisons intérieures aux propriétés isolantes très performantes. C’est le cas du liège, par exemple, qui isole parfaitement tout en résistant à l’eau, au feu, aux champignons. Ou encore du bambou, dont la solidité séduit les fabricants de parquets et de matériaux composites.

Plus étonnantes, voici les algues qui s’immiscent dans nos maisons neuves. Présentes dans la composition de certains carrelages ou peintures, elles grimpent parfois sur les façades, comme sur cet immeuble parisien du 13e arrondissement, dont les parois extérieures en verre sont garnies de microalgues capables de produire de l’énergie transformée en eau chaude sanitaire ou chauffage. Et grâce à la photosynthèse, elles absorbent en plus des émissions de carbone.  

Des plantes, telles que le lin ou le chanvre, sont très appréciées. Les fibres de lin ajoutées à de la bio résine peuvent remplacer le béton. La tige de chanvre est également très résistante et largement utilisée dans les isolants thermiques et phoniques. On parle d’ailleurs de « béton de chanvre » : les briques constituées de chènevotte (ou paille de chanvre) et d’un liant minéral peuvent se substituer aux parpaings ou au béton, servir pour monter des parois, ou être associées avec une ossature bois par exemple. 

Ces matériaux biosourcés sont en général totalement biodégradables et recyclables, disponibles en circuit d’approvisionnement court, répondant ainsi aux exigences de la RE2020. Mais leur prix reste aujourd’hui plus élevé que les matériaux de construction conventionnels.   

Brique, bois, carton, quelles innovations dans le bâtiment ?

La classique est faite d’argile, voilà maintenant la brique en papier, réalisée à partir de fibres de cartons et de papiers recyclés ! Mise au point aux États-Unis, cette brique 100 % écologique permet de changer des déchets papier en ressources. Solide et résistante au feu, elle peut servir pour construire une maison.   

Quant au « bois augmenté », c’est un jeune architecte français qui a déposé un brevet pour transformer des déchets de bois en feuilles extrêmement résistantes… et translucides.

Si elles ne remplacent pas (encore !) les parois de béton, elles constituent une alternative au verre et au plastique à l’intérieur des habitations.

Et la maison en carton, est-elle solide ?! C’est une réalité en tout cas et la demande est en forte hausse. Il faut dire que le carton coche toutes les cases : issu du recyclage de fibres de cellulose de bois, ce matériau est extrêmement écologique.

Grâce à ses cannelures, il retient efficacement l’air, assurant une excellente isolation thermique et phonique. Les différentes couches superposées, entourées de plastique recyclé pour les rendre hydrofuges, sont disposées dans des cadres de bois, formant ainsi des panneaux très solides.

Réduire l’impact carbone du béton 

C’est de loin le champion des chantiers de construction de maisons individuelles, bureaux et logements collectifs. On estime que ce matériau représente 5 % des émissions de carbone au niveau mondial. Les recherches des constructeurs portent donc sur la production de « béton bas carbone », de manière à améliorer cette empreinte environnementale, en ajoutant au ciment des composants minéraux provenant du recyclage comme des cendres issues de combustions industrielles. La composition de certains bétons bas carbone atteint presque 30 % de matières recyclées.  

Le béton drainant est, quant à lui, plus respectueux de l’environnement grâce à sa porosité. L’heure n’est plus en effet au « tout imperméable », mais au contraire à laisser ruisseler et s’infiltrer les eaux de pluie dans les parkings ou sur les trottoirs.  

Lorsqu’un mur en béton se fissure, l’eau pénètre dans la fente, qui s’agrandit sous l’effet de la chaleur ou du gel. Il est souvent très coûteux et compliqué de réparer la fissure… sauf si le béton le fait lui-même ! C’est le cas du béton auto-cicatrisant, qui contient au départ des bactéries et des nutriments. Le mélange détonnant reste inerte. Mais une fois activés au contact de l’eau, les microorganismes créent du calcaire et comblent la fissure.    

Un carrelage… végétal ? 

Revoilà le lin, dont les propriétés inspirent les inventeurs de matériaux innovants. C’est le cas d’un carrelage organique, réalisé à partir d’un mélange d’huile de lin, de fibres naturelles et de microalgues. Souple et plus léger que le carrelage traditionnel, il est donc plus facile à transporter, à manipuler et à poser. Écologique et biodégradable, il résiste aux fortes températures. 

Prenez rendez-vous pour visiter les maisons

La prise de rdv n’est pas obligatoire mais conseillée. Pour visiter plusieurs maisons, merci de remplir plusieurs fois le formulaire et de prévoir 1h entre chaque rendez-vous. Le constructeur vous recontacte dans les plus brefs délais pour confirmer le rendez-vous.

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